Le don d’organes sauve chaque année des milliers de personnes en France, au centre des avancées de la médecine moderne. Les greffes offrent une seconde vie aux receveurs et illustrent la solidarité entre donneurs, équipes médicales et familles.
Face aux besoins persistants, les données, les principes juridiques et les pratiques hospitalières demandent une lecture claire et documentée pour le public. La partie suivante précise les éléments clés et les repères pratiques à connaître.
A retenir :
- Consentement présumé en vigueur depuis le début de 2017
- Plus de 6 000 greffes réalisées en France en 2024
- Environ 66 000 personnes vivantes grâce à une greffe
- 22 585 patients inscrits sur les listes d’attente nationales
Statistiques nationales du don d’organes et greffe d’organes en France
Les éléments chiffrés précédents révèlent l’ampleur du phénomène et appellent un examen détaillé des chiffres nationaux et régionaux. Selon l’Agence de la biomédecine, plus de 6 000 greffes ont été réalisées en 2024, illustrant une activité soutenue du système de santé.
Ces données permettent d’identifier les priorités pour les donneurs, les receveurs et les équipes médicales impliquées dans la transplantation. Une lecture chiffrée aide à orienter les politiques publiques et la sensibilisation du grand public.
Chiffres essentiels France :
- 6 034 greffes réalisées au niveau national en 2024
- Plus de la moitié des greffes concernées par le rein
- 66 000 personnes vivantes grâce à une greffe connue
- 22 585 patients inscrits sur la liste d’attente nationale
Indicateur
Valeur
Commentaire
Greffes réalisées 2024
6 034
Plus de la moitié des greffes rénales
Personnes vivantes avec greffe
66 000
Données consolidées récentes
Patients en attente
22 585
Liste nationale d’attente
Greffes réalisées AP-HP 2024
1 455
Environ 24 % de l’activité nationale
Selon l’Agence de la biomédecine, ces chiffres traduisent à la fois des succès thérapeutiques et des besoins importants en donneurs. Les chiffres nationaux renforcent l’urgence d’une information continue et d’une mobilisation collective des acteurs de santé.
« J’ai retrouvé ma respiration et mon énergie après la greffe de poumons, ma vie a changé. »
Alexandre N.
Organisation hospitalière et parcours du prélèvement en Île-de-France
Les chiffres nationaux conduisent à étudier l’organisation régionale, en particulier l’offre en Île-de-France et le rôle des établissements habilités. Selon l’AP-HP, l’hôpital public reste un acteur central pour le prélèvement et la greffe d’organes dans la région parisienne.
Acteurs hospitaliers clés :
- 33 établissements autorisés au prélèvement en Île-de-France
- 16 établissements AP-HP autorisés au prélèvement régional
- 12 établissements autorisés à la greffe en Île-de-France
- 10 établissements AP-HP autorisés à la greffe dans la région
Selon l’Agence de la biomédecine, l’AP-HP réalise une part significative des interventions, ce qui nécessite coordination logistique et expertise spécialisée. La répartition des centres autorisés conditionne la rapidité des prélèvements et la qualité des greffes.
Catégorie
Île-de-France
AP-HP
Établissements autorisés au prélèvement
33
16
Établissements autorisés à la greffe
12
10
Part des prélèvements AP-HP en IDF
77 %
16 établissements impliqués
Part de l’activité nationale AP-HP
—
24 % des greffes nationales
La coordination entre services d’urgence, réanimation et équipes de transplantation est essentielle pour assurer le prélèvement rapide et sécurisé. Cette orchestration prépare le passage vers les procédures juridiques et éthiques encadrant le don d’organes en France.
« Mon fils a pu sauver plusieurs personnes grâce à ses organes, je suis fière de son geste. »
Maryline N.
Consentement, éthique et sensibilisation au don d’organes en France
Le passage des organisations hospitalières aux règles juridiques suppose une meilleure compréhension du consentement présumé et de l’anonymat entre donneurs et receveurs. Selon l’Agence de la biomédecine, ces principes reposent sur trois piliers : consentement présumé, gratuité et anonymat.
Actions de sensibilisation :
- Campagnes publiques annuelles autour de la journée du 22 juin
- Information des familles et consultations préalables en milieu hospitalier
- Quiz et ressources pédagogiques en ligne pour test des connaissances
- Partenariats avec associations de patients et professionnels
Les campagnes ciblées et les baromètres d’opinion montrent une forte adhésion citoyenne à l’idée du don d’organes en France. Selon l’Agence de la biomédecine, la majorité des Français se déclare favorable, ce qui favorise les démarches de sensibilisation et d’inscription au registre des refus.
« La greffe et le prélèvement d’organes font partie intégrante de l’ADN de l’AP-HP. »
Nicolas R.
Retour d’expérience patient :
« La greffe m’a permis de reprendre mes activités quotidiennes et de retrouver l’espoir après des années d’attente. »
Dominique R.
Les principes juridiques, le soutien des professionnels de santé et l’engagement citoyen forment un ensemble cohérent pour sauver des vies. Cette dynamique alimente les initiatives médicales et pédagogiques visant à consolider la culture du don et la confiance publique.
Source : Agence de la biomédecine, « Bilan d’activité 2024 et baromètre d’opinion 2025 », Agence de la biomédecine, 2025 ; Agence de la biomédecine, « 22 juin 2023 : Parler du don d’organes », Agence de la biomédecine, 2023 ; Agence de la biomédecine, « Des réponses à mes questions », Don d’organes, 2025.